La chirurgie première, suivie dans certains cas d’une thérapie adjuvante, est le traitement de référence dans les carcinomes épidermoïdes de la langue. Cependant, dans le cadre de tumeurs avancées, les glossectomies totales ou subtotales sont associées à une morbidité fonctionnelle importante. Certains centres privilégient alors une radiochimiothérapie concomitante à la place de la chirurgie, dans un souci de balance bénéfice-risques et de préservation de qualité de vie.
Une étude rétrospective comparant la survie et la préservation de la déglutition et de l’élocution entre les deux approches permettrait d’informer et de faciliter la décision thérapeutique.
Objectif principal : Comparer la survie de patients atteints d’un carcinome épidermoïde de la langue avancé cT4a, traités par chirurgie première ou par traitement médical par radiochimiothérapie concomitante
Objectifs secondaires : Comparer les résultats fonctionnels (déglutition, élocution) – Evaluer la toxicité du traitement
Oncopole Claudius Regaud – IUCT-Oncopole
1 avenue Irène Joliot Curie
31059 Toulouse Cedex 9
France
Critères d’inclusion :
- Patient atteint de Carcinome épidermoïde à point de départ de la langue mobile, atteignant la base de langue,
- Stade cT4a ou plus,
- Traité par chirurgie ou radiochimiothérapie
Critères d’exclusion :
- Point de départ base de langue ou oropharynx
- Extension à la peau
- Extension osseuse nécessitant une mandibulectomie interruptrice
- Antécédent de radiothérapie cervicale
- Antécédent de cancer dans les deux ans
- Tumeur métastatique d’emblée
- Tumeur non résécable
- Contre-indication anesthésique à la chirurgie
- Traitement à but palliatif
Base juridique et exception permettant de traiter les données au sens des articles 6 et 9 du RGPD
Article 6 (Licéité du traitement) : intérêts légitimes du responsable de traitement
Article 9 (Exception permettant de traiter des données de santé) : intérêt public dans le domaine de la santé publique
Nom du responsable scientifique : Dr Chabrillac Emilien, Chirurgien ORL, département de chirurgie, IUCT-Oncopole
Equipe associée :
Boudjedra Neyla, interne de chirurgie, service de chirurgie, IUCT-Oncopole
Segier Bertille, biostatisticienne, Département Biostatistics & Health Data Science, IUCT-Oncopole
Les bases de données et les tables de correspondance seront conservées en base active sur des serveurs sécurisés distincts jusqu’à 2 ans après la dernière publication des résultats, puis archivées de façon intermédiaire pendant 5 ans avant d’être totalement anonymisées ou détruites.