Le cancer du sein représente le premier cancer chez la femme en France, avec environ 61 000 nouveaux cas diagnostiqués en 2023 en France métropolitaine (Cancer 2026). Parmi ces patientes, environ 22 000 nécessiteront un traitement chirurgical radical par mastectomie totale, suivi dans environ 30 % des cas d'une reconstruction mammaire immédiate (RMI) par prothèse. Cette technique occupe désormais une place importante dans la prise en charge chirurgicale du cancer du sein : sa sécurité oncologique est aujourd'hui solidement établie, y compris chez les patientes nécessitant des traitements adjuvants.
La RMI présente plusieurs avantages reconnus : elle préserve l'enveloppe cutanée et augmente significativement la qualité de vie et l'image corporelle des patientes. Ces bénéfices ont conduit à une augmentation progressive du recours à cette technique, qui représente aujourd'hui la modalité reconstructrice la plus utilisée dans le monde (plus de 80% aux Etats-Unis).
Cependant, le contexte oncologique confère à cette chirurgie un risque infectieux important, nettement supérieur à celui observé en chirurgie esthétique, malgré toutes les mesures de prévention pré et per-opératoires. Les taux d'infection rapportés dans la littérature varient de 1 % à 35,4 % pour les reconstructions par prothèse avec une majorité de complications survenant dans les 90 jours suivant l'intervention.
C’est dans ce contexte que s’inscrit notre travail, l'objectif principal étant de réaliser une analyse rétrospective des patientes ayant présenté une infection post-opératoire suite à une reconstruction mammaire immédiate par prothèse dans le cadre de la prise en charge d'un cancer du sein entre 2022 et 2026 à l'IUCT Oncopole de Toulouse, afin d'identifier les facteurs associés au succès du sauvetage d'implant. Les résultats de cette étude permettront d'harmoniser les pratiques au sein de notre institution et d'élaborer un protocole structuré et reproductible de prise en charge de ces complications.
Objectifs :
- Identifier les facteurs associés à une réussite des sauvetages d’implant
- Analyse des stratégies thérapeutiques mises en œuvre (antibiothérapie, délai et type de prise en charge médicale et chirurgicale)
- Évaluer les taux de conservation des implants et les délais de traitement oncologique.
Oncopole Claudius Regaud – IUCT-Oncopole
1 avenue Irène Joliot Curie
31059 Toulouse Cedex 9
France
Critères d’inclusion :
- Patiente ayant eu une reconstruction mammaire par prothèse ou retouche
- Ayant présenté des signes cliniques d’infection
- Infection avérée par une preuve bactériologique
Critères d’exclusion :
Délai > 90 jours – 12 semaines entre la chirurgie initiale et les signes infectieux
Base juridique et exception permettant de traiter les données au sens des articles 6 et 9 du RGPD
Article 6 (Licéité du traitement) : intérêts légitimes du responsable de traitement
Article 9 (Exception permettant de traiter des données de santé) : intérêt public dans le domaine de la santé publique
Nom du responsable scientifique : Dr Gabrielle SELMES, Chirurgien, service de chirurgie, IUCT-Oncopole
Equipe associée :
Mathilde FIALON, interne de gynécologue-obstétrique, service de chirurgie gynécologie Joseph Récamier à l’hôpital Paule de Viguier
Ana CAVILLON, biostatisticienne, Département Biostatistics & Health Data Science, IUCT-Oncopole
Les bases de données et les tables de correspondance seront conservées en base active sur des serveurs sécurisés distincts jusqu’à 2 ans après la dernière publication des résultats, puis archivées de façon intermédiaire pendant 5 ans avant d’être totalement anonymisées ou détruites.