L’enfortumab vedotin est un nouvel anticorps glycoconjugué dont l’utilisation a été corrélée à une amélioration significative de la survie globale des patients exposés avec carcinome urothélial avancé. Il représente aujourd’hui la première ligne thérapeutique dans ce contexte, seul ou en association avec les anti PD1.
Cependant, une toxicité dermatologique est notée dans près de 50% des cas, dont 15% de grade ≥3 qui peuvent amener à l’arrêt prématuré de cette thérapie ou parfois même à des décès.
L’objectif de cette étude est d’évaluer cette toxicité dermatologique sur la plus large population connue de patients exposés à l’enfortumab, de façon bicentrique (IUCT-Oncopole, Hôpital Henri Mondor) : incidence globale, sévérité, caractéristiques cliniques. Les réintroductions de la molécule après toxicité dermatologique seront également évaluées, en suivant l’approche « step by step » que nous avons récemment validé et publié par notre de groupe de travail, au niveau europeen1 .
Les données générées sur plus de 100 patients exposés permettront d’optimiser la prise en charge des patients traités, en démontrant en vraie vie que le traitement inducteur peut être maintenu ou réintroduit dans la majorité des cas malgré la toxicité induite, et améliorer ainsi la survie globale.
Ces données générées à l’IUCT-Oncopole seront finalement confrontées à celles du département de dermatologie de l’hôpital Henri Mondor puis analysées de façon poolée pour en étendre la diffusion internationale.
Oncopole Claudius Regaud – IUCT-Oncopole
1 avenue Irène Joliot Curie
31059 Toulouse Cedex 9
France
Critères d’inclusion :
- Patients atteints d’une tumeur de la vessie localement avancée ou métastatique
- Ayant reçu au moins une perfusion d’enfortumab vedotin, seul ou en combinaison avec pembrolizumab
Critères d’exclusion : Néant
Base juridique et exception permettant de traiter les données au sens des articles 6 et 9 du RGPD
Article 6 (Licéité du traitement) : intérêts légitimes du responsable de traitement
Article 9 (Exception permettant de traiter des données de santé) : intérêt public dans le domaine de la santé publique
Nom du responsable scientifique :
Sibaud Vincent, oncodermatologue, département d’oncologie médicale, IUCT-Oncopole
Equipe associée :
Cécile Pagès-Laurent, oncodermatologue, département d’oncologie médicale, IUCT-Oncopole
Damien Pouessel, Oncologue, département d’oncologie médicale, IUCT-Oncopole
Loïc Mourey, Oncologue, département d’oncologie médicale, IUCT-Oncopole
Sophie Perriat, Pharmacienne, PUI, IUCT-Oncopole
Estelle Parriel, interne d’oncodermatologie, département d’oncologie médicale, IUCT-Oncopole
Laurence Lamant, anatomopathologiste, département d’anatomopathologie, IUCT-Oncopole
Saskia Oro, Dermatologue, service de dermatologie, Hôpital Henri Mondor, Créteil
Anouk Perego Langlais, oncologue, Hôpital Henri Mondor, Créteil
Les bases de données et les tables de correspondance seront conservées en base active sur des serveurs sécurisés distincts jusqu’à 2 ans après la dernière publication des résultats, puis archivées de façon intermédiaire pendant 5 ans avant d’être totalement anonymisées ou détruites.