Objectifs
Il existe une grande hétérogénéité de pratique de l’induction en séquence rapide au bloc opératoire dans le monde. En France, deux référentiels principaux publiées par la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR) régissent les modalités d’induction en séquence rapide en anesthésie. Cependant, il n’existe aucune donnée récente évaluant le taux d’application de ces recommandations en pratique clinique. En outre, les modalités de prise en charge des troubles hémodynamiques, notamment hypotensif, au cours de l’induction séquence rapide ne sont pas décrite dans ces recommandations formalisées d’expert (RFE), bien qu’il s’agisse d’évènements fréquents avec un potentiel de morbimortalité non nul. De fait, il nous a paru intéressant d’évaluer, en France, en 2023, les modalités pratiques de mise en œuvre de l'induction séquence rapide au bloc opératoire ainsi que les moyens de préventions des événements hémodynamiques qui y sont associées.
L'objectif principal de cette étude est de décrire la pratique clinique des anesthésistes français concernant la prévention des troubles hémodynamiques sévères au décours de l'induction en séquence rapide
Les objectifs secondaires de cette étude sont de décrire les pratiques cliniques de pré_oxygénation, d’induction et d’intubation au cours de l'induction en séquence rapide.
Le critère de jugement principal est la survenue d’un trouble hémodynamique majeur défini par une PAM ≤ à 50 mmHg (ou ≤ 40% de la valeur de référence) et/ou ≥ 110 mmHg et/ou la survenue d’une arythmie soutenue (> 1 min) non présente à l'induction et/ou un arrêt cardiaque dans les 10 premières minutes suivant l’induction de l’anesthésie
La recherche présente les caractéristiques suivantes : ❖ Etude observationnelle ❖ Étude en ouvert ❖ Etude prospective ❖ Etude multicentrique (Participation du Réseau Recherche SFAR et du groupe Atlanréa)