Étude rétrospective observationnelle sur l’efficacité en conditions réelles du Pembrolizumab dans le cancer du sein triple négatif à un stade précoce
Le traitement néoadjuvant constitue actuellement la pierre angulaire de la prise en charge du cancer du sein triple négatif (TNBC) à un stade précoce. Il permet à la fois de réduire la taille tumorale pour faciliter une chirurgie conservatrice, de stratifier le risque (la réponse pathologique complète — pCR — étant fortement associée à une meilleure probabilité de guérison), et d’adapter le traitement post-opératoire. Parallèlement, les lymphocytes infiltrant la tumeur (TILs) sont aujourd’hui reconnus comme des déterminants pronostiques majeurs dans les tumeurs TNBC. Cependant, peu — voire aucune — donnée n’est actuellement disponible (selon le contexte) pour mieux comprendre l’interaction entre l’obtention d’une pCR et les TILs en termes de pronostic et de personnalisation du traitement, en particulier chez les patientes traitées par immunothérapie.
Il existe un besoin d’évaluer plus précisément cette interaction, afin de mieux stratifier cette population de patientes, que ce soit :
- en vue d’une désescalade thérapeutique, soit dès l’initiation du traitement néoadjuvant, soit après la chirurgie (notamment en tenant compte de l’immunothérapie et de ses toxicités potentiellement graves ou permanentes), ou
- d’une escalade thérapeutique en post-opératoire, quel que soit le niveau de réponse pathologique.
Nous proposons d’évaluer l’impact des infiltrats de TILs (en tant que variable continue exprimée en pourcentage) dans deux populations de patientes TNBC traitées en situation néoadjuvante :
- une cohorte issue de l’essai prospectif IDEA Sein (principalement non exposée à l’immunothérapie néoadjuvante),
- l’autre issue du programme d’accès précoce au pembrolizumab (cohorte recevant une immunothérapie néoadjuvante).
L’objectif est d’évaluer l’impact des TILs sur la survie sans récidive (RFS), la survie globale (OS) et le taux de réponse pathologique complète (pCR) dans ces deux cohortes, afin d’étudier ce paramètre et son interaction avec l’immunothérapie.
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une collaboration internationale avec l’Université de Padoue, en Italie (Investigateur principal : Dr Davide Massa), afin d’augmenter le nombre de cas et ainsi la puissance statistique des résultats.
Institut du Cancer de Montpellier
208 avenue des Apothicaires
34298 Montpellier
Une sous traitance est mise en place avec le centre coordinateur italien et le Dr D. Massa (Université de PADOUE)