Objetivos
Le mésothéliome bénin multikystique péritonéal (MBMP) représente 3 à 5% des mésothéliomes péritonéaux et concerne principalement les femmes en âge de procréer avec un sex-ratio de 4,7:1 (1). La tomodensitométrie et l'imagerie par résonance magnétique, permettent classiquement le diagnostic de MBMP lorsque des lésions multifocales multikystiques pathognomoniques en grappes sont présentes (2). L'histologie typique du MBMP est représentée par de petits kystes avec un épithélium mésothélial bénin caractérisé par des cellules cubiques formant parfois des papilles. Entre les kystes, le stroma est caractérisé par un degré variable d'inflammation. Cependant, ni les théories hormonales, ni les théories de l'irritation péritonéale répétitive n'ont été définitivement établies (3). Dans ce contexte, la dernière version de la classification de l’Organisation Mondiale de la Santé a même choisi d’appeler cette entité « kystes d’inclusion mésothéliaux », et a abandonné la dénomination « mésothéliome bénin multikystique péritonéal » (4). Malgré ce choix, de nombreux centres basent leur approche thérapeutique à visée curative pour le MBMP sur l’association d’une chirurgie extensive péritonéale et d’une chimiothérapie intra-péritonéale en raison d’une récidive locale connue de cette maladie dans 20% des cas (5).